SELECFISH : Comment diminuer les rejets de la pêche chalutière

Innover pour améliorer la sélectivité

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Pourquoi le chalut doit-il toujours évoluer ?

La sélectivité est une problématique au cœur du métier de pêcheur. Qu’elles soient économiques, réglementaires ou écologiques, toutes les raisons sont bonnes pour « trier sur le fond plutôt que sur le pont ».

« Les rejets, ça n’amuse personne… ». Les pêcheurs souhaitent limiter au maximum les rejets, source de gaspillage et de travail supplémentaire. Avec l’obligation progressive de débarquement des rejets prévue par la nouvelle Politique Commune des Pêches, l’amélioration de la sélectivité des engins de pêche, notamment des chaluts, s’accélère et de nombreux dispositifs sont testés.

L’enjeu : laisser s’échapper les espèces et les tailles non désirées, sans provoquer trop de pertes commerciales.

Le projet Selecfish s’est intéressé aux flottilles chalutières de Manche Est et de Mer du Nord, hauturières (navires > 18m) et côtières (navire < 18m) qui ciblent les espèces démersales (qui vivent près du fond).
L’enjeu pour les flottilles hauturières
Diminuer les rejets de merlan, hareng, chinchard et limande (qui représentent 70% de la composition
des rejets – Obsmer 2013).
L’enjeu pour les flottilles côtières
Diminuer les rejets de poissons plats, principalement plie, limande et sole.

Quelques dispositifs expérimentés

 

LES MAILLES CARRÉES

Contrairement aux mailles classiques en losange, elles restent bien ouvertes pendant la traction du chalut et offrent ainsi des portes de sortie aux captures non désirées. Elles peuvent être placées en panneau (ventral ou dorsal) ou en cylindre sur le chalut.

Crédits : IFREMER/DESCHAMPS

LA GRILLE D’ÉCHAPPEMENT

C’est une grille semi-rigide dont l’espacement entre les barreaux permet l’échappement des espèces telles que le merlan, la lotte, la langoustine ou des poissons plats (grille placée dans le ventre de la rallonge).

 

Crédits : IFREMER/DESCHAMPS

LES PRINCIPAUX RÉSULTATS CYLINDRE EN MAILLES CARRÉES SEUL
Ce dispositif donne des résultats intéressants sur les 2 flottilles (hauturière et côtière).
Pour la flottille hauturière, il montre de bons résultats sur les échappements de merlan, hareng et chinchard mais peu d’échappement sur les poissons plats.
L’utilisation du cylindre à mailles carrées montre de bons résultats sur la flottille demersale côtière, avec des
échappements de poissons plats d’au moins 30%.

Tableau résultats 1

Comparaison des volumes commercialisables et rejetés avec un chalut côtier équipé d’un cylindre en mailles carrées 80 mm de 2 m de long. Projet Selecfish, novembre 2013.
ASSOCIATION GRILLE + MAILLES CARRÉES (EN CYLINDRE OU FENÊTRE)
Les associations grille + cylindre ont pour objectif d’augmenter la sélectivité, notamment sur les poissons plats, ce qui est très intéressant pour les flottilles côtières.

Tableau résultats 2
Comparaison des volumes de captures commercialisables et rejetées avec un chalut équipé d’une grille rigide articulée (espace de 30 mm) en position basse dans le ventre de la rallonge et d’un cylindre en mailles carrées 80 mm de 2 m de long. Tests sur chalutiers côtiers Projet Selecfish, novembre 2013.
Ce dispositif est très efficace car il élimine quasiment tous les rejets sur les merlans et harengs et diminue aussi très nettement ceux sur les poissons plats (jusqu’à 43%). En revanche, il entraîne des pertes commerciales trop importantes, notamment sur des espèces à forte valeur ajoutée comme la  seiche ou l’encornet.

Retrouvez sur le site du comité régional le rapport final de l’étude ainsi que des fiches de synthèse.

L’enjeu est de taille pour améliorer la sélectivité des chaluts, tant les espèces capturées sont diverses. Les dispositifs peuvent convenir pour une espèce ciblée à une saison donnée, mais il est difficile d’envisager des dispositifs uniques, applicables en permanence et sur toutes les zones. La sélectivité peut alors s’envisager comme une boîte à outils à disposition des pêcheurs, qu’ils pourront adapter en fonction des métiers pratiqués, des zones et des saisons.
Les résultats du projet « Selecfish » montrent bien que la problématique majeure est bien celle de la limitation des pertes commerciales. Néanmoins, les derniers essais en cours en Mer Celtique et dans le Golfe de Gascogne sont synonymes d’espoir pour la profession. Le partenariat scientifiques-pêcheurs progresse positivement et certaines solutions techniques permettent d’améliorer la sélectivité mais aussi le temps de tri à bord, la qualité des poissons, tout en conservant une rentabilité économique viable pour les navires.

 


Flottille

CHALUTIERS

voyage presse pavillon france

Espèce
Chiffres-clés

La pêche au chalut représente 65 % des volumes vendus en halles à marée par des bateaux français, soit 128 000 tonnes

Les chalutiers exclusifs ou polyvalents représentent 25 % de la flotte (1 100 navires)

Dates du projet
2012-2014
Zones d'expérimentation
Informations complémentaires

Partenaires

Co-financeurs

Membres du projet

  • logo-ministere

 

SELECFISH : Comment diminuer les rejets de la pêche chalutière

Pourquoi le chalut doit-il toujours évoluer ?

La sélectivité est une problématique au cœur du métier de pêcheur. Qu’elles soient économiques, réglementaires ou écologiques, toutes les raisons sont bonnes pour « trier sur le fond plutôt que sur le pont ».

« Les rejets, ça n’amuse personne… ». Les pêcheurs souhaitent limiter au maximum les rejets, source de gaspillage et de travail supplémentaire. Avec l’obligation progressive de débarquement des rejets prévue par la nouvelle Politique Commune des Pêches, l’amélioration de la sélectivité des engins de pêche, notamment des chaluts, s’accélère et de nombreux dispositifs sont testés.

L’enjeu : laisser s’échapper les espèces et les tailles non désirées, sans provoquer trop de pertes commerciales.


Le projet Selecfish s’est intéressé aux flottilles chalutières de Manche Est et de Mer du Nord, hauturières (navires > 18m) et côtières (navire < 18m) qui ciblent les espèces démersales (qui vivent près du fond).
L’enjeu pour les flottilles hauturières
Diminuer les rejets de merlan, hareng, chinchard et limande (qui représentent 70% de la composition
des rejets – Obsmer 2013).
L’enjeu pour les flottilles côtières
Diminuer les rejets de poissons plats, principalement plie, limande et sole.


Quelques dispositifs expérimentés

 

LES MAILLES CARRÉES

Contrairement aux mailles classiques en losange, elles restent bien ouvertes pendant la traction du chalut et offrent ainsi des portes de sortie aux captures non désirées. Elles peuvent être placées en panneau (ventral ou dorsal) ou en cylindre sur le chalut.

Crédits : IFREMER/DESCHAMPS

LA GRILLE D’ÉCHAPPEMENT

C’est une grille semi-rigide dont l’espacement entre les barreaux permet l’échappement des espèces telles que le merlan, la lotte, la langoustine ou des poissons plats (grille placée dans le ventre de la rallonge).

 

Crédits : IFREMER/DESCHAMPS


LES PRINCIPAUX RÉSULTATS CYLINDRE EN MAILLES CARRÉES SEUL
Ce dispositif donne des résultats intéressants sur les 2 flottilles (hauturière et côtière).
Pour la flottille hauturière, il montre de bons résultats sur les échappements de merlan, hareng et chinchard mais peu d’échappement sur les poissons plats.
L’utilisation du cylindre à mailles carrées montre de bons résultats sur la flottille demersale côtière, avec des
échappements de poissons plats d’au moins 30%.

Tableau résultats 1

Comparaison des volumes commercialisables et rejetés avec un chalut côtier équipé d’un cylindre en mailles carrées 80 mm de 2 m de long. Projet Selecfish, novembre 2013.
ASSOCIATION GRILLE + MAILLES CARRÉES (EN CYLINDRE OU FENÊTRE)
Les associations grille + cylindre ont pour objectif d’augmenter la sélectivité, notamment sur les poissons plats, ce qui est très intéressant pour les flottilles côtières.

Tableau résultats 2
Comparaison des volumes de captures commercialisables et rejetées avec un chalut équipé d’une grille rigide articulée (espace de 30 mm) en position basse dans le ventre de la rallonge et d’un cylindre en mailles carrées 80 mm de 2 m de long. Tests sur chalutiers côtiers Projet Selecfish, novembre 2013.
Ce dispositif est très efficace car il élimine quasiment tous les rejets sur les merlans et harengs et diminue aussi très nettement ceux sur les poissons plats (jusqu’à 43%). En revanche, il entraîne des pertes commerciales trop importantes, notamment sur des espèces à forte valeur ajoutée comme la  seiche ou l’encornet.

Retrouvez sur le site du comité régional le rapport final de l’étude ainsi que des fiches de synthèse.


L’enjeu est de taille pour améliorer la sélectivité des chaluts, tant les espèces capturées sont diverses. Les dispositifs peuvent convenir pour une espèce ciblée à une saison donnée, mais il est difficile d’envisager des dispositifs uniques, applicables en permanence et sur toutes les zones. La sélectivité peut alors s’envisager comme une boîte à outils à disposition des pêcheurs, qu’ils pourront adapter en fonction des métiers pratiqués, des zones et des saisons.
Les résultats du projet « Selecfish » montrent bien que la problématique majeure est bien celle de la limitation des pertes commerciales. Néanmoins, les derniers essais en cours en Mer Celtique et dans le Golfe de Gascogne sont synonymes d’espoir pour la profession. Le partenariat scientifiques-pêcheurs progresse positivement et certaines solutions techniques permettent d’améliorer la sélectivité mais aussi le temps de tri à bord, la qualité des poissons, tout en conservant une rentabilité économique viable pour les navires.


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