SELPAL : Diminuer les prises accessoire de la pêche à la palangre du thon rouge

Innover pour améliorer la sélectivité

Détails du projet
  • Contexte
  • Objectifs
  • Méthodologie
  • Principaux résultats
  • Perspectives
  • Vidéos
Retour à la recherche

Le thon rouge est une espèce emblématique de par sa dimension culturelle. Sa forte valeur économique et des problèmes de gouvernance ont conduit à une surcapacité de pêche et à une forte augmentation des captures qui ont atteint des niveaux estimés à 50 000 t/an entre les années 1990 et 2007.
Le diagnostic de surexploitation a été confirmé par la CICTA* en 2002. Les quotas sont restés néanmoins très élevés jusqu’en 2007, date à laquelle la CICTA a adopté un plan de reconstitution
sur 15 ans comprenant une cinquantaine de mesures de conservation dont :
• Des contrôles renforcés des activités de pêche,
• Une taille minimale de capture à 30 kg,
• L’interdiction d’utiliser des avions de repérage des bancs de poissons,
• Le déploiement d’observateurs à bord.

Parallèlement de nombreuses ONG environnementalistes ont dénoncé cette surexploitation et ont largement sensibilisé l’opinion publique, faisant du thon rouge une espèce emblématique des
problématiques de conservation marine.
Aujourd’hui scientifiques et pêcheurs sont formels : le thon rouge est bel et bien présent en nombre dans les zones fréquentées par les pêcheurs français et le stock est actuellement en
bonne voie de récupération. Néanmoins, le thon rouge reste une espèce qui doit être suivie de près par les chercheurs afin d’apporter à la CICTA un avis scientifique le plus précis possible, et de permettre une reconstitution satisfaisante du stock et le maintien des activités de pêche. Dans ce cadre, l’Ifremer et les marins pêcheurs travaillent depuis des années sur l’amélioration de l’expertise des stocks et des connaissances sur cette espèce.

Le projet SELPAL, pour Sélectivité Palangre a pour objet d’étudier l’impact de la pêcherie à la palangre ciblant le thon rouge sur les espèces prises accidentellement (requin peau bleue en particulier) et de tester différentes mesures pour améliorer la sélectivité. Une meilleure connaissance de la biologie et de l’écologie des espèces capturées accidentellement doit permettre de mettre en évidence les périodes de résidence et les habitats critiques et de connaître leurs mouvements.

Les poissons pêchés accidentellement à la palangre sont marqués à l’aide de balises GPS, relâchés vivants et suivis quotidiennement. La finalité est d’évaluer l’impact des palangres sur ces espèces et de proposer des mesures de gestion les plus pertinentes possibles (par exemple, modifier les zones ou les périodes de pêche).

Marques_SELPAL(c) Ifremer

Du fait du renforcement du plan de reconstitution à partir de 2007, d’une nette diminution du quota et du nombre de navires et d’un contrôle accru, la situation du thon rouge s’est nettement
améliorée depuis 2009. Tous les indicateurs de pêcheries présentent une amélioration du stock sur les dernières années. Les suivis aériens montrent une forte augmentation des bancs de jeunes thons en Méditerranée Nord-Occidentale. La biomasse reproductrice est estimée en nette augmentation. A ce jour, le thon rouge n’est plus surexploité, mais la biomasse reproductrice reste à un niveau inférieur au niveau recommandé pour un renouvellement optimal du stock.
Tous les indicateurs sont donc au vert mais les efforts qui ont permis de mettre le stock en très bonne voie de rétablissement doivent perdurer.


Flottille

PALANGRIERS

Image de fond (c) AMOP

Espèce

THON ROUGE

Thunnus thynnus

Chiffres-clés

Volume débarqué en France : 2 400 tonnes

Dates du projet
2013-2017
Zones d'expérimentation

Méditerranée

Informations complémentaires

Partenaires

Co-financeurs

Membres du projet

  • cepralmar-logo
  • logo CESTMed
  • logo CG Pyrénées
  • LOGO CG34

 

SELPAL : Diminuer les prises accessoire de la pêche à la palangre du thon rouge

Le thon rouge est une espèce emblématique de par sa dimension culturelle. Sa forte valeur économique et des problèmes de gouvernance ont conduit à une surcapacité de pêche et à une forte augmentation des captures qui ont atteint des niveaux estimés à 50 000 t/an entre les années 1990 et 2007.
Le diagnostic de surexploitation a été confirmé par la CICTA* en 2002. Les quotas sont restés néanmoins très élevés jusqu’en 2007, date à laquelle la CICTA a adopté un plan de reconstitution
sur 15 ans comprenant une cinquantaine de mesures de conservation dont :
• Des contrôles renforcés des activités de pêche,
• Une taille minimale de capture à 30 kg,
• L’interdiction d’utiliser des avions de repérage des bancs de poissons,
• Le déploiement d’observateurs à bord.

Parallèlement de nombreuses ONG environnementalistes ont dénoncé cette surexploitation et ont largement sensibilisé l’opinion publique, faisant du thon rouge une espèce emblématique des
problématiques de conservation marine.
Aujourd’hui scientifiques et pêcheurs sont formels : le thon rouge est bel et bien présent en nombre dans les zones fréquentées par les pêcheurs français et le stock est actuellement en
bonne voie de récupération. Néanmoins, le thon rouge reste une espèce qui doit être suivie de près par les chercheurs afin d’apporter à la CICTA un avis scientifique le plus précis possible, et de permettre une reconstitution satisfaisante du stock et le maintien des activités de pêche. Dans ce cadre, l’Ifremer et les marins pêcheurs travaillent depuis des années sur l’amélioration de l’expertise des stocks et des connaissances sur cette espèce.


Le projet SELPAL, pour Sélectivité Palangre a pour objet d’étudier l’impact de la pêcherie à la palangre ciblant le thon rouge sur les espèces prises accidentellement (requin peau bleue en particulier) et de tester différentes mesures pour améliorer la sélectivité. Une meilleure connaissance de la biologie et de l’écologie des espèces capturées accidentellement doit permettre de mettre en évidence les périodes de résidence et les habitats critiques et de connaître leurs mouvements.


Les poissons pêchés accidentellement à la palangre sont marqués à l’aide de balises GPS, relâchés vivants et suivis quotidiennement. La finalité est d’évaluer l’impact des palangres sur ces espèces et de proposer des mesures de gestion les plus pertinentes possibles (par exemple, modifier les zones ou les périodes de pêche).

Marques_SELPAL(c) Ifremer


Déplacements réalisés par un requin peau bleue dans le Golfe du Lion (après marquage et remise à l’eau).

Retrouvez les trajectoires des poissons marqués sur le site du projet SELPAL.

Trajectoire_SELPAL (c) Ifremer


Du fait du renforcement du plan de reconstitution à partir de 2007, d’une nette diminution du quota et du nombre de navires et d’un contrôle accru, la situation du thon rouge s’est nettement
améliorée depuis 2009. Tous les indicateurs de pêcheries présentent une amélioration du stock sur les dernières années. Les suivis aériens montrent une forte augmentation des bancs de jeunes thons en Méditerranée Nord-Occidentale. La biomasse reproductrice est estimée en nette augmentation. A ce jour, le thon rouge n’est plus surexploité, mais la biomasse reproductrice reste à un niveau inférieur au niveau recommandé pour un renouvellement optimal du stock.
Tous les indicateurs sont donc au vert mais les efforts qui ont permis de mettre le stock en très bonne voie de rétablissement doivent perdurer.


Partenaires

Porteur du projet :

  • cepralmar-logo
  • logo CESTMed
  • logo CG Pyrénées
  • LOGO CG34