REDRESSE : Comment diminuer les rejets ?

Innover pour améliorer la sélectivité

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Pourquoi le chalut doit-il toujours évoluer ?

La sélectivité est une problématique au cœur du métier de pêcheur. Qu’elles soient économiques, réglementaires ou écologiques, toutes les raisons sont bonnes pour « trier sur le fond plutôt que sur le pont ».

« Les rejets, ça n’amuse personne… ». Les pêcheurs souhaitent limiter au maximum les rejets, source de gaspillage et de travail supplémentaire. Avec l’obligation progressive de débarquement des rejets prévue par la nouvelle Politique Commune des Pêches, l’amélioration de la sélectivité des engins de pêche, notamment des chaluts, s’accélère et de nombreux dispositifs sont testés.

L’enjeu : laisser s’échapper les espèces et les tailles non désirées, sans provoquer trop de pertes commerciales.

Crédits : IFREMER

Objectifs

Ce projet s’intéresse à l’ensemble des flottilles du Golfe de Gascogne, fileyeurs, senneurs danois, chalutiers pélagiques et chalutiers de fond. Dans un premier temps ce sont les chaluts qui sont étudiés.

Les problématiques du chalut de fond et du chalut pélagique sont différentes :

  • Au chalut pélagique, on ne cible généralement qu’une seule espèce à la fois

L’enjeu : capturer uniquement cette espèce en évitant les autres et en sélectionnant les individus de taille commerciale.

  • Au chalut de fond, les captures sont plurispécifiques et ont des caractéristiques diverses (en taille, en morphologie et en comportement)

L’enjeu : trouver le meilleur compromis entre l’échappement des espèces non ciblées et des individus sous taille tout en conservant les captures commerciales permettant ainsi d’assurer la rentabilité économique du navire.

Quelques dispositifs expérimentés sur les chaluts pélagiques

L’ACOUSTIQUE

Pour les pêcheries pélagiques, les équipements acoustiques (sonar/sondeur) peuvent permettre de mieux appréhender la structure des bancs (espèces/tailles) avant l’opération de pêche et donner la possibilité au pêcheur d’adapter sa stratégie de pêche en fonction de l’espèce ciblée, notamment sur les métiers de l’anchois et du thon.

LES GRILLES À THON

Afin d’éviter les prises de thon rouge lors de la pêche au thon germon, des nappes de filet verticales à grandes mailles carrées sont montées sur l’entrée des chaluts pélagiques en bœufs afin d’empêcher les thons rouges d’entrer dans le chalut (le thon rouge a un comportement de nage particulier: ses nageoires sont en permanence déployées).

Quelques dispositifs expérimentés sur les chaluts de fond

LA NAPPE SÉPARATRICE

Elle sépare le chalut en deux compartiments superposés aboutissant à deux culs séparés présentant chacun un maillage différent. Ces dispositifs offrent principalement un intérêt dans les chaluts à langoustine pour séparer les poissons des crustacés. Cela permet d’améliorer la sélectivité pour chaque espèce et la qualité des produits.

Crédits : IFREMER/DESCHAMPS

LES MAILLES CARRÉES

Contrairement aux mailles classiques en losange, elles restent bien ouvertes pendant la traction du chalut et offrent ainsi des portes de sortie aux captures non désirées. Elles peuvent être placées en panneau (ventral ou dorsal) ou en cylindre sur le chalut.

Crédits : IFREMER/DESCHAMPS

LA GRILLE D’ÉCHAPPEMENT

C’est une grille semi-rigide dont l’espacement entre les barreaux permet l’échappement des espèces telles que le merlan, la lotte, la langoustine ou des poissons plats (grille placée dans le ventre de la rallonge).

Crédits : IFREMER/DESCHAMPS

LE T90

En tournant les mailles traditionnelles à 90°, ces dernières restent ouvertes pendant la traction du chalut et permettent l’échappement des petits poissons. Ce dispositif est utilisé sur la partie terminale du chalut.

PROTOCOLE DE TEST

D’une manière générale, le principe est de travailler en comparant les captures de deux chaluts (qui pêchent en même temps) dont l’un sert de référence (sans dispositif sélectif).
Les premiers travaux réalisés sur les chalutiers de fond du Golfe de Gascogne en quelques étapes :

  • Un travail d’enquête et de concertation entre scientifiques, pêcheurs et équipementiers a permis de définir les dispositifs sélectifs à tester pour les chalutiers ciblant la langoustine et ceux ciblant les céphalopodes et les poissons
  • 6 dispositifs sélectifs ont été testés sur plus de 50 jours de mer : T90, boule dispersive associée au panneau à mailles carrées, réduction du nombre de mailles du périmètre de la partie droite du chalut, chalut à nappe séparatrice, panneaux à mailles carrées seuls et cylindres à mailles carrées seuls.

 

 

Les principaux résultats

Les expérimentations continuent afin de garantir une robustesse des résultats. Il ressort des premiers tests que certains dispositifs (T90 pour la langoustine par exemple) semblent avoir un effet sur la réduction des rejets. Il reste cependant nécessaire de trouver le bon équilibre entre réduction des rejets et pertes commerciales.

D’autres dispositifs montrent des résultats très encourageants comme le panneau à mailles carrées ventral pour les chalutiers à poissons ciblant la baudroie ou le chalut à nappe séparatrice pour les langoustiniers. Les tests se poursuivent !

Pour plus de résultats, rendez vous directement sur : http://redresse.biznetdev.com/dispositifs_selectifs/

 

Retrouvez la vidéo de la conférence organisée par l’AGLIA et Les Pêcheurs de Bretagne, en partenariat avec l’Ifremer et France Filière Pêche, dans le cadre du salon Itechmer le 16 octobre 2015 à Lorient afin de présenter les résultats préliminaires de deux programmes d’amélioration de la sélectivité (CELSELECT et REDRESSE)


Flottille

CHALUTIERS

voyage presse pavillon france

 

Espèce
Chiffres-clés

La pêche au chalut représente 65 % des volumes vendus en halles à marée par des bateaux français, soit 128 000 tonnes

Les chalutiers exclusifs ou polyvalents représentent 25 % de la flotte (1 100 navires)

Dates du projet
2013-2017
Zones d'expérimentation
Informations complémentaires

Partenaires

Co-financeurs

Membres du projet

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REDRESSE : Comment diminuer les rejets ?

Pourquoi le chalut doit-il toujours évoluer ?

La sélectivité est une problématique au cœur du métier de pêcheur. Qu’elles soient économiques, réglementaires ou écologiques, toutes les raisons sont bonnes pour « trier sur le fond plutôt que sur le pont ».

« Les rejets, ça n’amuse personne… ». Les pêcheurs souhaitent limiter au maximum les rejets, source de gaspillage et de travail supplémentaire. Avec l’obligation progressive de débarquement des rejets prévue par la nouvelle Politique Commune des Pêches, l’amélioration de la sélectivité des engins de pêche, notamment des chaluts, s’accélère et de nombreux dispositifs sont testés.

L’enjeu : laisser s’échapper les espèces et les tailles non désirées, sans provoquer trop de pertes commerciales.

Crédits : IFREMER


Objectifs

Ce projet s’intéresse à l’ensemble des flottilles du Golfe de Gascogne, fileyeurs, senneurs danois, chalutiers pélagiques et chalutiers de fond. Dans un premier temps ce sont les chaluts qui sont étudiés.

Les problématiques du chalut de fond et du chalut pélagique sont différentes :

  • Au chalut pélagique, on ne cible généralement qu’une seule espèce à la fois

L’enjeu : capturer uniquement cette espèce en évitant les autres et en sélectionnant les individus de taille commerciale.

  • Au chalut de fond, les captures sont plurispécifiques et ont des caractéristiques diverses (en taille, en morphologie et en comportement)

L’enjeu : trouver le meilleur compromis entre l’échappement des espèces non ciblées et des individus sous taille tout en conservant les captures commerciales permettant ainsi d’assurer la rentabilité économique du navire.


Quelques dispositifs expérimentés sur les chaluts pélagiques

L’ACOUSTIQUE

Pour les pêcheries pélagiques, les équipements acoustiques (sonar/sondeur) peuvent permettre de mieux appréhender la structure des bancs (espèces/tailles) avant l’opération de pêche et donner la possibilité au pêcheur d’adapter sa stratégie de pêche en fonction de l’espèce ciblée, notamment sur les métiers de l’anchois et du thon.

LES GRILLES À THON

Afin d’éviter les prises de thon rouge lors de la pêche au thon germon, des nappes de filet verticales à grandes mailles carrées sont montées sur l’entrée des chaluts pélagiques en bœufs afin d’empêcher les thons rouges d’entrer dans le chalut (le thon rouge a un comportement de nage particulier: ses nageoires sont en permanence déployées).

Quelques dispositifs expérimentés sur les chaluts de fond

LA NAPPE SÉPARATRICE

Elle sépare le chalut en deux compartiments superposés aboutissant à deux culs séparés présentant chacun un maillage différent. Ces dispositifs offrent principalement un intérêt dans les chaluts à langoustine pour séparer les poissons des crustacés. Cela permet d’améliorer la sélectivité pour chaque espèce et la qualité des produits.

Crédits : IFREMER/DESCHAMPS

LES MAILLES CARRÉES

Contrairement aux mailles classiques en losange, elles restent bien ouvertes pendant la traction du chalut et offrent ainsi des portes de sortie aux captures non désirées. Elles peuvent être placées en panneau (ventral ou dorsal) ou en cylindre sur le chalut.

Crédits : IFREMER/DESCHAMPS

LA GRILLE D’ÉCHAPPEMENT

C’est une grille semi-rigide dont l’espacement entre les barreaux permet l’échappement des espèces telles que le merlan, la lotte, la langoustine ou des poissons plats (grille placée dans le ventre de la rallonge).

Crédits : IFREMER/DESCHAMPS

LE T90

En tournant les mailles traditionnelles à 90°, ces dernières restent ouvertes pendant la traction du chalut et permettent l’échappement des petits poissons. Ce dispositif est utilisé sur la partie terminale du chalut.

PROTOCOLE DE TEST

D’une manière générale, le principe est de travailler en comparant les captures de deux chaluts (qui pêchent en même temps) dont l’un sert de référence (sans dispositif sélectif).
Les premiers travaux réalisés sur les chalutiers de fond du Golfe de Gascogne en quelques étapes :

  • Un travail d’enquête et de concertation entre scientifiques, pêcheurs et équipementiers a permis de définir les dispositifs sélectifs à tester pour les chalutiers ciblant la langoustine et ceux ciblant les céphalopodes et les poissons
  • 6 dispositifs sélectifs ont été testés sur plus de 50 jours de mer : T90, boule dispersive associée au panneau à mailles carrées, réduction du nombre de mailles du périmètre de la partie droite du chalut, chalut à nappe séparatrice, panneaux à mailles carrées seuls et cylindres à mailles carrées seuls.

 

 


Les principaux résultats

Les expérimentations continuent afin de garantir une robustesse des résultats. Il ressort des premiers tests que certains dispositifs (T90 pour la langoustine par exemple) semblent avoir un effet sur la réduction des rejets. Il reste cependant nécessaire de trouver le bon équilibre entre réduction des rejets et pertes commerciales.

D’autres dispositifs montrent des résultats très encourageants comme le panneau à mailles carrées ventral pour les chalutiers à poissons ciblant la baudroie ou le chalut à nappe séparatrice pour les langoustiniers. Les tests se poursuivent !

Pour plus de résultats, rendez vous directement sur : http://redresse.biznetdev.com/dispositifs_selectifs/

 


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