ASFEECH : Bien diagnostiquer pour moins consommer

Réduire la consommation des navires

Détails du projet
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Contexte

Pour les chalutiers, la consommation en pêche représente en moyenne 80% de la consommation du navire. Les 20% sont la consommation en route libre.

La répartition moyenne de l’utilisation du carburant est la suivante :

1/3 pour la propulsion

Consommation pour aller sur les lieux de pêche, propulsion pendant les opérations de chalutage, utilisation de l’hydraulique, énergie utilisée pour le refroidissement et la conservation du poisson en cale…

2/3 pour le train de pêche
train-de-peche

Dans un processus de réduction de la consommation d’énergie, la première étape est de caractériser précisément comment est utilisée l’énergie au sein de chaque type de chalutier.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de réaliser un diagnostic énergétique au niveau du chalutier (moteur, circuits électriques …) et de caractériser son utilisation (vitesse de route, vitesse en action de pêche…etc.) pour l’ensemble des chalutiers de la façade Méditerranéenne. Ce diagnostic global doit permettre de proposer à chaque patron pêcheur des améliorations techniques et comportementales pour réaliser des économies de carburant.

Dans le cadre du PROJET ASFEECH, une cinquantaine de chalutiers méditerranéens a été diagnostiquée. Des audits énergétiques individuels ont été réalisés. A l’issue des audits, chaque armement a reçu une fiche synthétique permettant à l’armateur de situer son entreprise vis-à-vis de la flottille régionale.

Suite à l’ensemble des audits individuels, quatre navires représentant au mieux la diversité de la flottille ont été équipés d’une centrale d’acquisition afin de vérifier si un type de navire est plus efficace.

Résultats

Exemple de fiche audit réalisée sur un navire, et son positionnement par rapport au reste des navires audités :

graph-asfeech

Globalement la flotte dans son ensemble est surmotorisée d’environ 50%. Cet aspect doit être pris en compte par les patrons afin qu’ils revoient de manière significative la puissance de leur moteur lors de future remotorisation.

Par ailleurs la vitesse moyenne de la flotte mériterait d’être réduite, ce qui permettrait une baisse de la consommation et un gain net annuel.

Les diagnostics énergétiques ont également permis d’identifier comme priorité la pose d’économètres performants, la mise en place de systèmes pompe hélice et de tuyères et un meilleur profilage du safran.

Pompe hélice : système installé autour de l’hélice permettant d’optimiser la pression de l’eau sur l’hélice et donc le rendement.

Economètre : outil permettant de suivre en temps réel la consommation d’un navire.

 

Par ailleurs un certain nombre de bonnes pratiques ont été mises en évidence : arrêt du moteur lors du débarquement, utilisation de moteurs électriques pour l’entrainement de tous les matériels en fonction lors de débarquements, départ du quai dès que le démarrage du moteur réalisé.

Retrouvez ici l’intégralité du rapport final du projet ASFEECH.

Ces travaux on permis à chaque armement audité d’avoir un diagnostic de leurs navires et quelques recommandations simples pour réduire leur coût énergétique.

Les démarches entreprises depuis 3 ans (mise en place d’économètres, évolution des comportements, réglages des chaluts, etc.) ont déjà permis de réduire de 25% en moyenne la quantité de gasoil nécessaire pour débarquer 1 kg de poisson.

graph-asfeech-poisson

Par ailleurs, ces travaux ont permis aux organisation professionnelles d’avoir une vision assez claire de la flottille, point de départ pour orienter de futurs projets de développement.


Flottille
Espèce
Chiffres-clés
  • La pêche au chalut représente 65% des volumes vendus en halles à marée par les bateaux français (128 000 t)
  • Les chalutiers exclusifs ou polyvalents représentent 25% de la flotte (1 100 navires)
Dates du projet
2012 - 2015
Zones d'expérimentation

Méditerranée

Informations complémentaires

Partenaires

Porteur du projet :

  • cepralmar-logo
ASFEECH : Bien diagnostiquer pour moins consommer

Contexte

Pour les chalutiers, la consommation en pêche représente en moyenne 80% de la consommation du navire. Les 20% sont la consommation en route libre.

La répartition moyenne de l’utilisation du carburant est la suivante :

1/3 pour la propulsion

Consommation pour aller sur les lieux de pêche, propulsion pendant les opérations de chalutage, utilisation de l’hydraulique, énergie utilisée pour le refroidissement et la conservation du poisson en cale…

2/3 pour le train de pêche
train-de-peche

Dans un processus de réduction de la consommation d’énergie, la première étape est de caractériser précisément comment est utilisée l’énergie au sein de chaque type de chalutier.


Objectifs

L’objectif de ce projet est de réaliser un diagnostic énergétique au niveau du chalutier (moteur, circuits électriques …) et de caractériser son utilisation (vitesse de route, vitesse en action de pêche…etc.) pour l’ensemble des chalutiers de la façade Méditerranéenne. Ce diagnostic global doit permettre de proposer à chaque patron pêcheur des améliorations techniques et comportementales pour réaliser des économies de carburant.


Dans le cadre du PROJET ASFEECH, une cinquantaine de chalutiers méditerranéens a été diagnostiquée. Des audits énergétiques individuels ont été réalisés. A l’issue des audits, chaque armement a reçu une fiche synthétique permettant à l’armateur de situer son entreprise vis-à-vis de la flottille régionale.

Suite à l’ensemble des audits individuels, quatre navires représentant au mieux la diversité de la flottille ont été équipés d’une centrale d’acquisition afin de vérifier si un type de navire est plus efficace.


Résultats

Exemple de fiche audit réalisée sur un navire, et son positionnement par rapport au reste des navires audités :

graph-asfeech

Globalement la flotte dans son ensemble est surmotorisée d’environ 50%. Cet aspect doit être pris en compte par les patrons afin qu’ils revoient de manière significative la puissance de leur moteur lors de future remotorisation.

Par ailleurs la vitesse moyenne de la flotte mériterait d’être réduite, ce qui permettrait une baisse de la consommation et un gain net annuel.

Les diagnostics énergétiques ont également permis d’identifier comme priorité la pose d’économètres performants, la mise en place de systèmes pompe hélice et de tuyères et un meilleur profilage du safran.

Pompe hélice : système installé autour de l’hélice permettant d’optimiser la pression de l’eau sur l’hélice et donc le rendement.

Economètre : outil permettant de suivre en temps réel la consommation d’un navire.

 

Par ailleurs un certain nombre de bonnes pratiques ont été mises en évidence : arrêt du moteur lors du débarquement, utilisation de moteurs électriques pour l’entrainement de tous les matériels en fonction lors de débarquements, départ du quai dès que le démarrage du moteur réalisé.

Retrouvez ici l’intégralité du rapport final du projet ASFEECH.


Ces travaux on permis à chaque armement audité d’avoir un diagnostic de leurs navires et quelques recommandations simples pour réduire leur coût énergétique.

Les démarches entreprises depuis 3 ans (mise en place d’économètres, évolution des comportements, réglages des chaluts, etc.) ont déjà permis de réduire de 25% en moyenne la quantité de gasoil nécessaire pour débarquer 1 kg de poisson.

graph-asfeech-poisson

Par ailleurs, ces travaux ont permis aux organisation professionnelles d’avoir une vision assez claire de la flottille, point de départ pour orienter de futurs projets de développement.


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Porteur du projet :

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